Pissenlit getty

Gelée aux fleurs de pissenlit

Fleur de pissenlit, Brùnzblüemeblüem : l’or des prairies © GettyImages-75836683

Voici la gelée de pissenlit jaune or d’Andrea Folignoli d’Onghia de Mulhouse qui en confectionne chaque année © Andrea Folignoli d’Onghia

La force diurétique du pissenlit se devine à sa dénomination française mais aussi à celles en alsacien Brùnzblüem et Bettseicher  ou Bettbrùnzer. Le verbe  brùnze  dans Brùnzblüem, et son synonyme, seiche, dans Bettseicher , signifient uriner. En alsacien, on désigne aussi le pissenlit sous les termes Bissangel et  Schlangeblüem

Le terme allemand Bettnässer, c’est-à-dire « mouilleur de lit », en terme plus adouci, abonde dans le même sens. En allemand on le désigne aussi sous ces termes :  Löwenzahn (dent de lion qui rappelle la forme de sa feuille), Röhrleinkraut, Butterblume et  Kuhblume.

Au printemps 2020, Lucienne Niederelz a réalisé cette gelée de pissenlit pour la première fois. Une jolie production de couleur ambrée. © L. Niederelz

Le pissenlit est l’or des prairies.

Tout est bon en lui : ses feuilles, ses racines, ses boutons (mis dans du vinaigre ils rappellent les câpres, jusqu’à ses fleurs qui donnent une excellente gelée, également appelée miel de pissenlit.

Cette gelée aux fleurs de pissenlit, aussi appelée miel de pissenlit,  accompagne à merveille une tarte à la rhubarbe par quelques gouttes posées sur chaque portion.

Il est aussi parfait pour accompagner du  foie gras ou une escalope de foie poêlée avec, disposé autour, juste un trait de ce miel.

Il peut aussi, délayé dans du crémant d’Alsace comme un kir, constituer un apéritif .

En fin de repas, il sera excellent avec une fine tranche de munster, du bleu d’Auvergne ou des Causses.

Selon le temps de réduction vous pouvez opter pour le laisser devenir gelée ou miel.

pour 1 dl de miel de pissenlit

  • 200 g de sucre
  • 1 litre d’eau
  • 50 g de pétales frais prélevés sur des fleurs de pissenlit
  • 2 cl de jus de citron

Notez que le poids de fleurs correspond aux pétales, donc aux fleurs déjà défaites de leurs parties vertes (notamment le sépale qui constitue la “couronne” sous la fleur).

Faites bouillir l’eau. Ajoutez le jus de citron et faites infuser les fleurs pendant 2 heures hors du feu.

Passez ensuite l’ensemble à la passette. Ajoutez le sucre à l’infusion et laissez réduire soit :

-à 10 cl pour obtenir un sirop

-ou à 5 cl pour obtenir un miel.

 

Si vous souhaitez obtenir une gélification plus rapide -qui n’exige pas une telle réduction-, utilisez du sucre gélifiant.

 

En Franche Comté, une recette proche est appelée cramaillote. On lui ajoute, lors de la cuisson,  un citron et une orange coupés en dés.

  La cramaillote a plus l’apparence d’un miel doré que d’une gelée. Elle peut être tartinée sur du pain ou sur du pain beurré, mais elle accompagne mieux les entremets. Elle est aussi utilisée comme remède pour les affections des voies respiratoires.

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Simone Morgenthaler © 2015

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