A Düsseldorf coule la Düssel

Cette photo paisible montre la Düssel à l’endroit où elle longe la belle Königsallee, au coeur du centre de Düsseldorf. Cette rivière a donné le nom à Düsseldorf, capitale de la mode en Allemagne,  chef-lieu du Land Rheinland-Westfalen, située à en bordure sud de la Ruhr.

La Düssel, petite rivière, ici lorsqu’elle longe la Königsallee à Düsseldorf, avant de se jeter dans le Rhin.© S. Morgenthaler

Cette petite rivière, ici bordée de bancs  et ombragée par les marronniers, recelait dans une grotte proche de la localité d’Erkrath un squelette découvert au 19e siècle qui devint célèbre : l’homme de Néanderthal.

C’est ici, à Düsseldorf, que la  Düssel se jette dans le Rhin.

C’est en fait lui, le fleuve robuste et mythologique,  qui donne à la ville sa beauté et son atmosphère unique. Le Rhin traverse la ville et la coupe en deux. C’est impressionnant de voir ce fleuve si proche des maisons. C’est le Rhin qui créé l’ambiance avec le spectacle de sa navigation, de ses flots, de sa largeur, des restaurants et des terrasses qui le longent et où règne une atmosphère joyeuse, pétillante comme la bière savoureuse dont l’Allemagne a le secret. C’est une ambiance proche de celle des ports.

Le Rhin, qui traverse la ville et la coupe en deux, donne à la ville sa beauté et son atmosphère unique.© S. Morgenthaler

Lorsque je me trouve dans cette atmosphère, que je regarde les flots du Rhin, j’ai l’impression d’en être un fragment et de le suivre vers l’horizon qui, inexorablement, le fait aller vers Rotterdam où il longe des quais sur quarante kilomètres avant de se jeter dans la Mer du Nord.

Ici à Düsseldorf, où la Düssel se mêle à ses eaux, il a déjà traversé une partie de la Suisse, il a fait un coucou à l’Autriche, il s’est versé dans le lac de Constance, il est devenu frontière entre l’Allemagne et la France, il a  joué ses forte romantiques en aval de Mannheim, en se glissant sinueusement entre les collines, les vignes, les îles et le châteaux.

Des Alpes à la Mer du Nord, le Rhin charrie ses flots.

Je sais que ceux-ci contiennent  aussi l’Ill, la rivière qui passe devant ma maison, qui traverse l’Alsace du sud au nord.

Les rivières vont toujours aux fleuves, et les fleuves à la mer.

L’eau connaît son chemin, son départ et son arrivée.

L’homme au contraire ne sait rien de sa destinée.

Et c’est cette incertitude qui donne tantôt du sel à la vie, tantôt des craintes.

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Simone Morgenthaler © 2015

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