Sonnés par l’été, les oeillets d’Inde se refont une beauté d’automne

La canicule de l’été avait terrassé mes oeillets d’Inde.

Et la fraîcheur de l’automne les a revigorés.

Regardez comme ils font de la résistance et éclairent octobre de leurs couleurs jaunes et orangées.

Ils sont encore si vigoureux dans les jardins et les potagers d’Alsace, avec des teintes éclatantes et cette odeur vive, âcre et piquante que j’adore mais qui est répulsive pour les pucerons et les aleurodes.

Comme leur odeur sait si bien chasser les intrus, on retrouve souvent les oeillets d’Inde plantés entre les plate-bandes de légumes. La cohabitation est heureuse. Et c’est une fleur que l’on trouve souvent dans les jardins familiaux.

Les oeillets d’Inde dégagent une  leur forte odeur, souvent jugée désagréable. Elle est répulsive pour les insectes. Cette fleur apporte donc un gage de bonne santé au potager ou dans les terre fleuris.

Mais, comme me l’a rappelé Jean-Martin Marty, ces fleurs sont adorées des escargots et des limaces qui les mangent comme une friandise !

Il est conseillé de supprimer les fleurs fanées au fur et à mesure, cela active l’apparition de nouvelles fleurs.

Je trouve que c’est un geste agréable de pincer  la fleur défleurie et desséchée et de sentir son craquèlement dans la main.

On nomme également ces fleur “tagetes”, comme en allemand  où ces fleurs s’appellent “Tagetes“.

Les Allemands la nomment aussi “Studentenblume”, c’est-à-dire “plante des étudiants”.

Maman l’appelait stìnketer Hoffàrt ou stìngischer Hòffàrt, ce qui signifie “l’orgueil qui pue” (ou “la gloire qui pue”), un nom plutôt mal trouvé mais qui fait référence à l’odeur forte de cette fleur.

En d’autres endroits d’Alsace, on les appelle Stìnkerle (petits pueurs), ou  Kìrichhoftblüem, ce qui signifie la “fleur du cimetière” car cette fleur est appréciée pour sa rusticité et son peu d’exigence en arrosage.

L’oeillet d’Inde n’est guère compliqué.

C’est une fleur annuelle, que l’on peut facilement semer au printemps. En  mettant ensuite les plants en terre, vous aurez vite un parterre gratifiant et peu exigeant.

Vous fûtes nombreux à m’apporter des précisions. Lily Stirman-Kormilzin a précisé que sa maman les appelait Stìnkgräsele (petites herbes puantes).

N’oubliez pas à l’automne de prélever quelques fleurs séchées, ainsi vous pourrez au printemps semer leurs graines et régaler en été votre regard de cette palette éblouissante.

Et aussi faire plaisir à votre odorat, si, comme moi, vous aimez le parfum médicinal, robuste, vif, qui donne un souffle frais à la narine,  de cette fleur rustique.

Vos témoignages me disent que vous craquez aussi pour leur parfum que parfois même vous décrivez comme une “madeleine de Proust”.

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Simone Morgenthaler © 2015

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