Le perce-neige : un miracle de simplicité

Perce-neige © Simone Morgenthaler

Lorsque je vois fleurir les perce-neige, je revis chaque année la même émotion en voyant ces silhouettes blanches et vertes, légèrement penchées, qui frissonnent sous le vent de février. Je ne me lasse pas de regarder la belle découpe de leurs clochettes.

Dans ma langue maternelle on les appelle Schneeglöeckle, clochettes des neiges. En certaines campagnes, elles portent aussi le nom de « goutte de lait » ou de « nivéole ».

Les pétales internes (appelés tépales) sont ici bordés d’une frise verte. La couleur de cette frise varie. elle est parfois même absente.

Alors que l’hiver n’est pas encore remisé, les perce-neige viennent préfigurer le printemps.  Elles en sont les premières fleurs avec les crocus.

Les Anglais désignent cette fleur par le mot snowdrop (c’est à-dire la goutte de pluie). Le mot milk drop (goutte de lait) leur irait aussi.

Le ou la perce-neige ? Le mot est originellement féminin mais, de plus en plus, il est utilisé au masculin.

En allemand, il est neutre : das Schneeglöckchen

tout comme en alsacien : s Schneegleckel.

Les Espagnols le nomment : campanilla de invierno (campanule de l’hiver)

Les Italiens le désignent par : Bucaneve (qui se cache sous la neige)

Merci à ces bien-aimées annonciatrices du printemps de refleurir chaque année sans demander aucun soin !

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