muscari

Le muscari regarde passer le Rhin

Le muscari solitaire face au Rhin, à hauteur de Kehl, en mars 2015 © S. Morgenthaler

C’était en mars 2015.  Je revenais du Rhin. Je m’y étais promenée.

Malgré la bise vive soufflant du nord, la nature sortait, fringante, de son sommeil d’hiver.

Sur une berge j’ai vu fleurir ce muscari.

Son bleu-violet profond et ses petites grappes de clochettes bleues sont un ravissement pour les yeux.

On l’appelle aussi “jacinthe à grappes”.

En allemand, il porte la même dénomination (Traubenhyazinthen), tout comme en anglais (grape hyacinth).

Il est vrai que le muscari ressemble à une jacinthe miniature. Il s’épanouit dès l’arrivée du printemps. Il aime le soleil.

On le  trouve dans de nombreux jardins. Il provient généralement de l’espèce la plus courante au jardin appelée “muscari d’Arménie” (Muscari armeniacum). Sa culture est facile : la fleur renaît chaque année du bulbe comme par enchantement.

Le muscari de culture, en colonie : de mignonnes petites grappes de clochettes © Image par Diese lizenzfreien Fotos darfst du zwar verwenden de Pixabay

Son nom provient du mot musc, en raison de son parfum délicat (parfois intense, notamment pour l’espèce qui fleurit en jaune).

J’ai plaisir à vous offrir l’image revivifiante de ce muscari posté tel un vigile face au Rhin auquel il semble sourire.

Il est né sauvagement ici, sans l’intercession de la main de l’homme.

Cinq ans plus tard, il doit toujours fleurir au même emplacement.

Mais cette année, je ne pourrai pas lui rendre visite, pour cause de confinement.

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Simone Morgenthaler © 2015

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