Des parapluies sur des tomates

J’ai trouvé joyeuse la vision de ces parapluies perchés au-dessus de pieds de tomates.

J’ai fait la photo ce dimanche 25 septembre 2016.

J’étais invitée à la Fête du Livre organisée par la Médiathèque L’étoffe de mots , située dans ce magnifique parc de Wesserling qui abrite le passé textile de la vallée de Saint-Amarin.

J’ai profité de la pause de midi pour visiter les jardins métissés de Wesserling dont c’est la dernière semaine d’ouverture. Le thème de cette année est celui de Jules Verne.

Ici légumes et fleurs folâtrent avec joyeuseté. Le jardin est semé d’endroits ludiques où les enfants s’en donnent à coeur joie.

J’ai aimé voir les oeillets d’Inde jouxter les betteraves rouges et les ageratum, les bettes musarder avec le basilic violet.

Et j’ai trouvé craquantes cette idée de parapluie protégeant les plants de tomates. L’idée est poétique mais elle est aussi pratique.
On sait combien la pluie est nocive pour les tomates. Les jardiniers expérimentés posent des toits sur leurs plants de tomates pour les protéger de la rouille. Il s’agit parfois de toits faits de bric et de broc.

A tout choisir, je souscris à l’idée du parapluie. Ce serait bien sûr barbant et ankylosant de faire le pied de grue et de tenir le parapluie, du printemps à l’automne, au-dessus du plan de tomate (philosophiquement, l’expérience serait certes enrichissante). En fixant le parapluie sur un piquet, nous sommes libres de nos mains et pouvons vaquer.

Et si la pluie venait, nous pourrions nous serrer sous le parapluie contre le plant de tomates. Et respirer sa délicieuse odeur. En toute quiétude.

Impossible de se fâcher avec un pied de tomates. Essayez, vous n’y parviendrez pas.

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Simone Morgenthaler © 2015

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