Beignets dits Schlùpfkiechle

Schlùpfkiechle

Jean-Georges Hirschfell, instituteur à Saint-Maurice, auteur des sketchs du cabaret s Brannkessele de Neuve-Eglise,  aiment savourer des  Schlùpfkiechle, ces beignets dégustés pour la Chandeleur et pendant le Carnaval . Avec une soupe de légumes, ils constituaient autrefois dans le Val de Villé un repas entier et ils sont  liés pour Jean-Georges à un parfum d’enfance. 

C’est ce parfum qu’il retrouvait dans la cuisine de sa mère le jeudi, après des parties de luges sur le “Schiewebari” voisin, cette colline où , à la nuit tombée, on lançait les disques  enflammés vers la vallée pour célébrer le retour de la lumière et du printemps.

 

Beignets dits Schlùpfkiechle ©Ursula Wahl 2

Pour 4 personnes

pour la pâte :

  • 500 g de farine
  • 2 cuillerées à café de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 150 g de beurre
  • 150 g de sucre
  • 3 oeufs
  • 1 cuillerée à soupe  de kirsch (au moins) sinon 5 cl

pour la friture :

  • 1 litre  d’huile

pour le saupoudrage :

  • 100 g de sucre en poudre mélangé avec une cuillerée à soupe de cannelle

Veillez à ce que les ingrédients soient tempérés. Mélangez la farine, la levure chimique et le sel. Incorporez le beurre par petits morceaux successifs. Ajoutez le sucre puis les oeufs. Parfumez au kirsch. Ajoutez (si la pâte est trop consistante) une à deux cuillerées à soupe d’eau. Travaillez la pâte de manière à la rendre bien homogène. Il n’est pas nécessaire de la laisser reposer., étalez-la sur une épaisseur d’environ 1/2 cm. 

A l’aide d’une roulette cannelée, découpez des rectangles d’environ 4 cm x 8 cm. Taillez une fente (d’environ 2 à 3 cm) au milieu de chaque bandelette dentelée dans le sens de la longueur. Tirez une des extrémités du rectangle par la fente : vous obtiendrez l’effet de noeuds ou de courtes cravates. Plongez-les dans l’huile de friture bien chaude, laissez-les dorer d’un côté puis de l’autre et égouttez-les avant de les saupoudrer du  mélange  sucre – cannelle. 

Dégustez-les en accompagnement d’une soupe de légumes. Jean-Georges Hirschfell précise que l’on a coutume dans le Val de Villé de servir un alcool blanc avec ces beignets, comme le kirsch “Meyblum” (la plus ancienne distillerie du Val de Villé sise à Albé). Hubert Maetz lui a trouvé des arômes de cerises très mûres qui restituent  le croquant et le savoureux du fruit. Le mélange sucre-cannelle des beignets extrait la quintessence arômatique et gustative de ce grand “Kirschwasserle”. Mais il a aussi eu plaisir à rappeler qu’il existe à Albé un vin séduisant, peu connu : le pinot noir Adrian, Réserve Clos du Sonnenberg. Ses arômes de fruits nets et élégants tels ceux du cassis, la typicité du cépage ont révélé une harmonie avec ces “Schlupfkiechle” dégustés en fin d’après-midi.

 

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