J’ai vécu en avril 2026 de belles rencontres à Bruxelles grâce à Joël Riff qui est commissaire d’exposition à Moly-Sabata, sur les bords du Rhône, et aussi pour La Verrière à Bruxelles où il développe pour la Fondation d’entreprise Hermès un programme d’expositions ainsi qu’une collection d’ouvrages y afférents.

Cet Alsacien pétillant, brillant, au regard esthétique effilé, perfectionniste, organisateur hors pair, qui cisèle des rencontres recherchées et inattendues dans le monde de l’art contemporain, m’a contactée en automne 2025 pour me proposer de participer à l’exposition qu’il prévoyait au printemps 2026 à Bruxelles, à La Verrière, une exposition consacrée à Caroline Achaintre, une artiste née en France, qui a grandi en Allemagne et qui vit à Londres.

Joël Riff (en casquette) et à gauche, au premier plan, l’artiste Régis Jocteur Monrozier © S.M
Chacune des expos initiées par Joël Riff, à La Verrière de Bruxelles, qui se suivent au rythme pendulaire de trois par an, sont accompagnées d’un livre dans lequel figurent les oeuvres des artistes exposés. Ce livre s’ouvre sur un texte, considéré lui aussi comme une oeuvre d’art, qui n’a pas à être en rapport avec le travail de l’artiste. J’ai écrit ce texte pour l’exposition de Caroline Achaintre nommée Extrazimmer. Quel défi passionnant ! L’ouvrage comporte les oeuvres exposées, à savoir les impressionnantes s tapisseries en tuftage ainsi que ses oeuvres en céramique. Cette exposition est augmentée des oeuvre de Régis Jocteur-Monrozier et de l’artiste tchèque Anna Zemánkova (1908-1986).

Le 22 avril au matin, la presse locale et internationale vint nombreuse alors que le soleil inondait La Verrière. J’ai apprécié Caroline Achaintre sur-le-champ et nous passions dans ce lieu d’une langue à l’autre mais nous nous parlions essentiellement en allemand.
Nous avons visité en fin de matinée l’atelier de Régis Jocteur-Monrozier. Je suis toujours touchée d’entrer dans ces lieux intimes où s’opère dans la création, où les idées s’enchevêtrent et prennent forme.

La Verrière a ceci de particulier, : pour accéder à ce lieu nimbé de lumière, il faut traverser la boutique Hermès. On peut donc au passage s’imprégner de la beauté du lieu et apprécier le sourire de l’équipe.
Le succès du vernissage fut total. Que de monde ! Que de verres levés, entrechoqués, que de toasts savourés, aussi bien sous La Verrière que sur le toit de la boutique, aménagé en terrasse festive à l’allure estivale.

J’ai fait connaissance avec l’équipe de La Fondation d’entreprise Hermès qui pratique un mécénat ciblé en pilotant des programmes pour transmettre des savoir-faire, créer des œuvres, protéger l’environnement et encourager les gestes solidaires. J’ai aimé discuter avec son directeur, Laurent Pejoux, au parcours et au profil étonnants, un Auvergnat qui était passionné par le monde de la danse, qui fut professeur d’éducation physique et qui est aujourd’hui à la tête d’une Fondation qui oeuvre à l’échelle internationale.
J’ai rencontré de nombreuses personnes du monde de l’art, dont l’Alsacien de Bouxwiller, Christian Berst, qui tient la galerie Art Brut située dans le Marais à Paris. Après l’inauguration, une partie de la fine équipe s’est retrouvée au restaurant Stekerlapatte où nous avons dégusté une carbonade, une spécialité flamande de viande de boeuf longuement mijotée dans la bière brune.

Le lendemain matin, avant mon départ en Alsace, j’ai repassé par la boutique Hermès pour revoir l’équipe avant l’ouverture. Nous nous sommes réunis sous La Verrière et je leur ai raconté comment un oiseau aperçu sur un foulard au cou d’une amie il y a une dizaine d’années m’a fait découvrir l’univers du célèbre carré de soie. J’avais en ce temps là narré ce plaisant moment sur mon site sous ce lien.
J’ai aussi raconté mes liens de plus de trente ans avec l’artiste alsacienne Nathalie Rolland-Huckel, présidente de la Fédération des Métiers d’Art en Alsace, qui a conçu et réalisé les illustrations de trois services de table, à savoir la collection de porcelaine Siesta , suivie du service Cheval d’Orient et du service Passifolia, comme je l’ai écrit pour une page du magazine MaxiFlash
Et puis, Joël m’a accompagnée à la gare du Midi avant de poursuivre sa route vers l’exposition Art Brussels, puis vers Arles, avant de retrouver Moly Sabata, puis Londres, peut-être vers la Scandinavie dont l’art séduit son regard et chatouille ses semelles de vent.
Extrazimmer, de Caroline Achaintre
Jusqu’au 4 juillet 2026
La Verrière
Boulevard de Waterloo 50
1000 Bruxelles
Entrée libre
du mardi au samedi
de 12 heures à 18 heures
Médiation
Un médiateur est présent chaque jour dans l’espace d’exposition.
Sans inscription (français ou anglais) :
– Visites commentées, du mardi au vendredi à 12 h 30 et le samedi à 15 heures
Sur inscription (français, anglais, néerlandais ou Langue des Signes de Belgique Francophone – LSBF) :
– Visite guidée en groupe (1 heure, 20 personnes maximum)
– Visites augmentées (1 h 30, parcours hors-les-murs)
Réservation : laverriere@hermes.com



