Ces colchiques sont ceux de Monet

Quand en 1883, Claude Monet, à 43 ans,  est parti  à la recherche d’un nouveau lieu de vie pour lui et sa famille à bord du train qui va de Vernon à Gasny, il a découvert  à travers les fenêtres Giverny, ce village de l’Eure.  C’est le coup de foudre. « Je  suis certain de ne jamais retrouver un si beau pays », dit-il.

La maison de Monet en automne, détail © S. Morgenthaler

En découvrant le village, il reconnaît immédiatement cette lumière si particulière à la vallée de la Seine. Dans sa correspondance, il ne cessera d’exprimer son attachement croissant pour ce lieu où il restera jusqu’à son dernier souffle et où il peindra inlassablement les paysages de fleurs, d’eau et de nymphéas

Les jardins de Monet dans ce petit village normand sont éblouissants.

Les mélanges de fleurs et de couleurs y sont exceptionnels : c’est qu’il y a derrière cet ensemble foisonnant et stylé  la main d’un peintre si doué, d’un artiste fou de nature et de jardinage. Rien n’y est ordinaire. Les dahlias y sont merveilleux en cette saison, comme ces colchiques découpés, éclairant la pelouse de leur mauve automnal.

J’ai eu envie de vous  les montrer car en ce mois d’octobre ils sont aussi présents dans les prairies d’Alsace.

Bel automne à vous !

 

 

 

 

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Simone Morgenthaler © 2015

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